Mission scientifique

Des chercheurs de l’ULiège intègrent la Mission archéologique française de Thèbes Ouest


Dans Recherche

La Mission archéologique française de Thèbes Ouest (MAFTO) vient de faire appel à l’expertise des chercheurs du Centre européen d’archéométrie de l’ULiège en les invitant à participer à une étude pluridisciplinaire menée sur des chapelles funéraires découvertes récemment dans la nécropole de la Thèbes antique à Louxor, un site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Leur mission consistera en une série d’analyses physico-chimiques des matériaux utilisés dans ces chapelles, en ayant recourt à des méthodes non-invasives.

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omment travaillaient les peintres de l’Égypte ancienne ? C’est à cette  vaste question que souhaite répondre le programme de recherche international et interdisciplinaire mené dans le cadre de la Mission archéologique française de Thèbes Ouest. La mission vient en effet de découvrir une quinzaine de chapelles funéraires dans la nécropole de la Thèbes antique, à Louxor, en Égypte. Si elles sont censées dater précisement du règne de Ramsès II (1300-1200 av JC), ce fait ne peut pas toujours être démontré sur base de la seule approche égyptologique. C’est dans ce sens que les équipes du LAMS - le Laboratoire d’Archéologie moléculaire et structurale (Sorbonne Université) - et du CEA - le Centre européen d’archéométrie, en collaboration avec le Centre d'études et de documentation sur l'Ancienne Egypte, vont procéder à une série d’analyses grâce à l’application d’un éventail de techniques non invasives d’analyses chimiques et de numérisation regroupées dans un laboratoire mobile afin de déterminer la composition et la nature des matériaux mis en œuvre dans ces monuments et leurs décors.

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Au moyen de techniques liées à l'archéométrie, notamment des instruments d’analyse physico-chimique utilisant la lumière ultraviolette, visible, infrarouge ainsi que les rayons X, les chercheurs vont pouvoir identifier la composition de la couche picturale et la nature des matériaux employés pour préparer les murs et les plafonds, et de cette façon comprendre les techniques et processus utilisés par les peintres de l’époque. Les chercheurs vont également documenter les œuvres à l’aide de photographies « gigapixels »  - qui donnent une vision globale des scènes et offrent la possibilité de zoomer dans ses moindres détails -, de macrophotographies et de la capture 3D de l’ensemble des monuments étudiés par photogrammétrie.

Présentes sur le site durant ces trois prochaines semaines, les chercheurs du LAMS et du Centre européen d’archéométrie proposent de faire découvrir chaque jour leurs activités et  découvertes sur le site de Sciences et Avenir.

Suivre : https://www.sciencesetavenir.fr

Contacts

David STRIVAY

Catherine DEFEYT

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